
L'art de rebondir
L’exposition est issue d’un projet de médiation culturelle conduit par Andrée Oriet et collaboration avec Jura Désistance et soutenu par le fOrum Culture. Plusieurs rencontres ont eu lieu en petits groupes : par exemple entre un ancien détenu et des agents de détention. Dans un autre face-à-face, un jeune homme a parlé avec son agente de probation dans d’autres circonstances que celles des murs du service juridique. Une ancienne directrice adjointe d’un établissement pénitencier a partagé une discussion avec deux personnes ayant passé du temps en prison. Une dernière réunion a eu lieu réunissant tous les participants pour choisir parmi les 50 croquis réalisés par Pitch Comment à la suite de ces rencontres et ceux qui seront le cœur de l’exposition.
25 dessins ont été sélectionnés et ont été illustrés musicalement par les participants. La réalisation de la bande son est effectuée par Alain Tissot. Lors de la visite de l’exposition, le public est muni de casques audios. Commence dès lors une déambulation visuelle et musicale au cœur du système judiciaire et carcéral.
L’exposition se terminera lors du festival BD Tramlabulle le 27 septembre. En lien avec cette exposition, Tramlabulle a invité le dessinateur Romain Dutter, auteur de la BD Symphonie carcérale qui s’inspire de son parcours de Coordinateur culturel au sein du Centre Pénitentiaire de Fresnes, Son témoignage plein d’humour raconte son combat quotidien pour permettre aux personnes détenues d’avoir accès à des activités culturelles.
Exposition du LU 31 août au DI 27 septembre 2026
Ouverture : du lundi au vendredi de 8h00 à 20h00, samedi et dimanche fermé
Visite commentée : dimanche 26 septembre à 16h
Agnès Mosnier, peintures

Un peintre, comme l’écrit Christian Bobin, c’est celui qui essuie la vitre entre le monde et nous avec de la lumière.
Depuis de nombreuses années Agnès Mosnier tente d’alléger l’ombre de la matière pour faire apparaitre la lumière d’un visage ou celle d’un monde imaginaire.
Fascinée par les portraits du Fayoum, ceux de la Renaissance ou des impressionnistes, elle en a fait un thème de prédilection. Les visages sont pour elle une source d’inspiration infinie, entre regards, réflexions intimes et attitudes. Chacun d’entre eux vous raconte un petit bout d’histoire, histoire qui tantôt se dévoile durant l’élaboration de l’image ou bien se trouve déjà dans un récit prêt à se poser sur la feuille blanche. Chaque spectateur peut ensuite y glisser le sien au gré de son imagination.
S’inspirant de la technique du monotype qui permet de passer de l’encre profonde à cette image parsemée de blanc subtil, l’artiste peintre, au gré des traces impulsées par sa main, explore, tâtonne, effaçant peu à peu la matière pour laisser remonter à la surface une image.
Image qui l’étonne, la charme et la pousse à agrandir sans cesse ce territoire de découverte d’un imaginaire longtemps invisible, se révélant sur le papier sous ses yeux, et maintenant sous les vôtres.
Agnès Mosnier
Agnès Mosnier est originaire de Lyon où elle a fait l’école des Beaux-Arts. Après une spécialisation aux Arts Déco à Paris pour découvrir le graphisme et l’illustration, elle arrive en Suisse dans la région de Lausanne. Là, elle devient un temps maquettiste pour des journaux, réalise des projets pour le CSP et diverses associations.
Après avoir déménagé à Aigle, puis à Vouvry, elle participe à quelques expositions, dont une à la Galerie Farel à Aigle. Elle anime aussi des ateliers de dessin et peinture pour enfants, adolescents et adultes tout en illustrant quelques livres pour enfants. Travaillant de temps à autre avec des personnes en situation de handicap, elle devient éducatrice spécialisée après un passage à la HES en Santé Social de Lausanne. Elle travaille par la suite durant plus de 20 ans dans diverses institutions à Monthey, Vevey et Malleray.
N’abandonnant pas pour autant la peinture elle participe régulièrement depuis 2014 à des expositions collectives avec l’association Mur des Arts située dans le Vully. Arrivée dans la région en 2013, elle découvre alors le Jura bernois, les Franches-Montagnes et la sérénité de ces paysages.
à la retraite depuis quelques mois, elle peut maintenant profiter de cette liberté pour explorer et révéler ses images dans son atelier à Saicourt.
Exposition du vendredi 2 octobre au 6 novembre 2026
Ouverte du lundi au vendredi de 8h00 à 20h00, samedi de 14h00 à 20h00, dimanche de 14h00 à 17h00. L'artiste sera présente les dimanches.
Vernissage le vendredi 2 octobre 2026 à 18h30

Rencontre photo, histoires d'eau
Avec l’eau, l’association Rencontre Photographique aborde un thème immense. L’eau est partout ( même au dedans de nous) . Elle tombe du ciel, y reste en suspension, devient pierre ou se change en flocons. Elle nous désaltère et nous purifie. Selon les circonstances on l’invoque ou on la redoute.
Elle est barrière ou au contraire relie. Elle peut nous rendre triste ou nous inciter à la rêverie. On creuse la terre pour la trouver, on l’utilise comme médium.
Le champ des possibles était immense. Cette édition 2026 en est bien l’expression. Avec un nombre record de participants, la diversité des thèmes abordés et leurs illustrations expriment la richesse créative des artistes de la région . Nous nous réjouissons que la Rencontre Photographique puisse à cette occasion la révéler.
Exposition du VE 13 novembre au ME 23 décembre 2026
Ouverte du lundi au vendredi de 8h00 à 20h00, samedi de 14h00 à 20h00
L'expo est fermé les dimanche et du vendredi 27 novembre à 15h00 au lundi 1er décembre à 8h00
Vernissage le vendredi 13 novembre 2026 dès 18h30

Des hommes, des femmes et des gares
Les métiers du rail dans la vallée de Tavannes
Photographies
L’idée de départ de Jean-Robert Drougard était simple : prendre une photo par jour sur son lieu de travail. Une douzaine d’années plus tard, il en résulte des centaines de portraits et photos de situation. Cette collection a intéressé la revue Intervalles, qui y consacre un numéro sous le titre « Des hommes, des femmes et des gares ».
En parallèle du vernissage de ce numéro, principalement composé de portraits, le CIP organise une exposition enrichie d’images provenant de la formidable photothèque d’Alfred et Andreas Kammermann.
Cette exposition se veut être un témoignage d’une ambiance ferroviaire disparue avec la fermeture des gares de la ligne Sonceboz-Moutier. Elle est aussi un hommage à tous les cheminot(e)s qui ont fait vivre cette ligne et ces gares pendant 150 ans.
Jean-Robert Drougard a travaillé dans les gares de la vallée de Tavannes. Alfred et Andreas Kammermann ont fait toute leur carrière comme mécaniciens de locomotive aux CFF.
Marie-Claude et Jean-Pierre Gyger, technique mixte et dessin
Marie-Claude Gyger (« Marie »), technique mixte sur bois
Neuchâteloise installée à Tramelan depuis deux ans, Marie a une vingtaine d’expositions à son actif. À travers des œuvres parfois sombres et graves, parfois plus colorées, et malicieuses, elle nous propose un regard décalé tant sur notre monde intérieur que sur celui dans lequel nous évoluons.
Elle décrit elle-même son travail mieux que quiconque :
De petits morceaux en petites pièces de couleurs, j’avance doucement.
De chaque image, nuance ou émotion, je me nourris, me construis et creuse le sillon d’où naissent mes œuvres. Des myriades de pièces de puzzle s’assemblent ainsi pour former de nouveaux univers, qui, une fois déposés sur mes plaques de bois, deviennent le reflet de ce que je suis. Des étoiles posées sur la noirceur d’un fond impénétrable montrent à quel point la vulnérabilité de l’être peut surprendre et laisser l’autre sans voix. Du bonheur au désespoir, il n’y a qu’un pas… que je franchis allégrement parfois dans la joie, parfois dans la colère et dans le doute.
Jean-Pierre Gyger (JP), dessins
JP, époux de Marie, a probablement dessiné avant de savoir parler. Crayons et plumes l’accompagnent partout et tout support lui semble digne de porter un dessin : papier, liste de courses, carton à chaussures, facture d’électricité, rien n’échappe à sa fringale de gribouillage. Perspectives décalées, lapsus et absurdités de la vie de tous les jours, tout sujet est bon à croquer. JP travaille soit à la plume et à l’encre de chine, soit sur une tablette numérique, s’autorisant à de rares occasions un détour par le pastel. Outre le dessin artistique, il produit également des cartes humoristiques et a aussi pratiqué le dessin de presse, notamment comme illustrateur du journal satirique neuchâtelois l’Omnibus.
Exposition du vendredi 15 janvier au samedi 20 février 2027
Ouverte du lundi au vendredi de 8h00 à 20h00, samedi de 14h00 à 20h00, dimanche fermé
Vernissage le vendredi 15 janvier dès 18h30
Exposition du vendredi 26 février au jeudi 25 mars 2027
Ouverte du lundi au vendredi de 8h00 à 20h00, samedi de 14h00 à 20h00, dimanche fermée
Vernissage le vendredi 26 février dès 18h30