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Horaires médiathèque

 

du LU au VE de 13h à 18h

et le premier samedi du mois

de 10h à 12h

Prochaine ouverture du samedi : 4 juillet

Au programme

Le CIP organise régulièrement des conférences sur des thèmes historiques, scientifiques ou plus populaires.

illustration ; CFF Historic, la «Flèche du Jura» en gare de St-Imier

Les chemins de fer dans le Jura bernois
Francis Daetwyler, ancien secrétaire de la Conférence régionale des transports
Jeudi 2 juillet 2026, 19h30

La construction des chemins de fer a suscité des débats passionnés et des tensions politiques majeures. Il fallut beaucoup d’énergie au Jura bernois jusqu’à ce que la décision de construire un réseau régional de chemin de fer soit prise par le Grand Conseil en 1867, dans un canton échaudé par des expériences malheureuses et onéreuses, avec les promesses non tenues du Central Suisse et la déconfiture de l’Ost-West-Bahn. Dans d’autres cantons, les enjeux liés aux chemins de fer débouchèrent sur des crises politiques. Les débats furent vifs autour des finances des compagnies ferroviaires privées, surtout celles contrôlées par le capital étranger. En 1898, avec une participation record, le peuple suisse accepta le rachat des compagnies et la création des CFF.

Les chemins de fer furent dès les années 1920 soumis à la concurrence croissante de la route. Toutefois, la Suisse a jusqu’ici échappé aux suppressions massives de lignes de chemins de fer intervenues par exemple en France. Cela n’a toutefois pas empêché que des propositions de supprimer certaines parties du réseau ferroviaire ne viennent sur le tapis. Actuellement, le train bat ses records de fréquentation, et l’assainissement tantôt achevé de la ligne Soleure-Moutier, malgré son faible trafic, est réjouissant. Mais des nuages pointent à l’horizon. Le trafic marchandise a été supprimé sur une bonne partie du réseau de l’Arc jurassien et l’offre régionale se dégrade dans le Jura bernois. L’avenir dira si ces problèmes sont passagers ou plus graves, mais la région a tout intérêt à être attentive. Rien n’est jamais acquis.


La mécanique de la frontière : Les secrets de l’Arc Jurassien
Conférence d'Isabelle Dufour
Vendredi 25 septembre 2026, 20h00

Dans la cadre de la sortie en avant-première de la bande dessinée « Vivre la frontière dans l’Arc Jurassien », Tramlabulle vous propose une conférence exceptionnelle d’Isabelle Dufour co-autrice de l’ouvrage.

Entre un écosystème horloger d’exception et les paradoxes quotidiens d’un territoire parfois sous tension, la ligne franco-suisse cache une réalité bien plus complexe qu’il n’y paraît.

Cette conférence met d’abord en lumière le bassin de vie partagé de l’Arc Jurassien, où les savoir-faire horlogers interconnectés ignorent la frontière. Elle aborde ensuite les paradoxes socio-économiques du territoire, tiraillé entre une fraternité historique et de vives tensions liées au travail frontalier. Nous explorerons également les aspects mystérieux de la région, à travers des récits historiques de contrebande, de sauvetages de réfugiés et de légendes locales. Enfin, la conférencière analysera le choc des cultures administratives, illustrant comment Français et Suisses gèrent au quotidien ce précieux héritage commun.

Isabelle Dufour est titulaire d’une Maîtrise en anthropologie et géographie humaine de l’Université de Neuchâtel, au terme d’un parcours aussi singulier qu’intense : agente de police et ambulancière, pilote professionnelle pour les Nations Unies au Sahara occidental, et pilote de ligne pour jets privés. Puis journaliste reporter d’images à la RTS pendant quinze ans. Chargée de cours en communication à la Haute école de gestion de Fribourg pendant près de dix ans, elle a exploré les liens entre transmission, récit et vivre-ensemble. Fondatrice de la société artecomm sàrl, elle conjugue expertise pédagogique et regard anthropologique sur les territoires et les identités. Aujourd’hui coautrice d’une bande dessinée consacrée à l’Arc jurassien, elle a réalisé une quinzaine de podcasts pour accompagner ce projet. C’est avec la même curiosité qui a traversé toute sa vie qu’elle pose ici son regard sur une région, ses paysages, ses mémoires et ses habitants. Une femme de terrain, de récit et d’écoute.

Entrée libre - collecte
Organisée en collaboration avec Regio'BD


illustration ; CFF Historic, Gotthard, rampe de la Bianchina

Au cœur d'une guerre touristique :  le conflit rail-route (années 1930-années 1970)
Laurent Tissot, historien, professeur honoraire de l’Université de Neuchâtel
Jeudi 17 septembre 2026 - 19h30

Parler d'un conflit entre le rail et la route n'est pas un phénomène récent. Dès l'apparition du véhicule motorisé à la fin du XIXe siècle, les conflits d'usage de la chaussée - qu'elle soit urbaine ou rurale - naissent. Les modes traditionnels (piétons, animaux, transports hippomobiles, puis vélocipèdes) se sentent peu à peu déclassés. Avec son expansion dès la fin de la Première Guerre mondiale, l'automobile remet aussi en question le monopole ferroviaire. L'apparition du terme de « guerre » dans de nombreux écrits illustre la densité d'un débat qui prend des accents parfois épiques. L'exposé abordera quelques aspects de cette « guerre » en répertoriant les arguments mis en avant pour dénigrer les avantages et les inconvénients des deux modes de transport dans la diffusion du tourisme.



illustration : AlpTransit Gotthard AG

NLFA : 4 lettres pour une révolution ferroviaire
Adolf OGI, ancien président de la Confédération

Mardi 20 octobre 2026, 19h30

Les Nouvelles Lignes Ferroviaires à travers les Alpes (NLFA) sont les plus grands ouvrages de l’histoire des chemins de fer suisses. Le peuple approuve le projet en 1992. Adolf Ogi est alors Conseiller fédéral en charge des transports. Retour sur une «formidable» aventure.


Vers un tournant vélo. Pratiques et politiques du vélo en Suisse

Patrick Rérat, professeur de géographie à l’UNIL, directeur de l’Observatoire universitaire du vélo et des mobilités actives (OUVEMA)

Mercredi 02 décembre 2026, 19h30

Rares sont les villes et régions qui ne prétendent pas soutenir le vélo, mais les actes peinent souvent à suivre les paroles. Au lieu de viser une part modale du vélo ambitieuse, la planification et la politique continuent, au quotidien, de donner la priorité à la voiture. Les arguments pour expliquer pourquoi « on ne peut pas faire autrement » sont vite trouvés :  « Chez nous, c’est trop vallonné », « Les rues ne sont pas assez larges » ou encore « Les prévisions tablent sur toujours plus de trafic automobile ».
Pourtant, le vélo est une part essentielle de la solution aux problèmes de mobilité. Un véritable « tournant vélo » suppose de changer nos habitudes, de porter un regard différent sur la ville et les rues, de questionner le système automobile et d’envisager les différentes manières de promouvoir le vélo. Devenir une ville cyclable, c’est avant tout accueillir celles et ceux qui se déplacent à vélo ou souhaitent le faire. Cela demande des gestes forts, mais aussi une attention aux détails. Et surtout un engagement à tous les niveaux – politiques, administration, associations et habitant·e·s –, car une ville cyclable, c’est avant tout une question de volonté.

La présentation se base sur les recherches menées à l’Observatoire universitaire du vélo et des mobilités actives (OUVEMA) de l’Université de Lausanne. Depuis une dizaine d'années, ce centre de recherche analyse les pratiques et politiques du vélo avec une attention particulière au contexte suisse.

Les conférences sont gratuites. Collecte à la sortie pour couvrir les frais d'organisation

Contact:
Mathieu Chaignat, responsable culture
032 486 06 44
mathieu.chaignat@cip-tramelan.ch