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Horaires médiathèque

 

du LU au VE de 13h à 18h

et le premier samedi du mois

de 10h à 12h

Prochaine ouverture SA 02.05.2026

 

Cycle de conférences

Chaque année, la commune de Tramelan, la Société jurassienne d'émulation et le CIP proposent un cycle de conférences avec une thématique historique et un lien avec la région.

CYCLE 2026 - CHACUN SA ROUTE

L’homme a toujours cherché à se déplacer, créant ou utilisant des chemins et des routes. Les voies de communication, en particulier les chemins de fer, ont joué un rôle crucial dans le développement industriel de nombreuses régions du monde, dont la Suisse et la chaîne jurassienne. Bien que souvent en marge des grands axes de transport, l’Arc jurassien a réussi à développer ses propres infrastructures. Pour explorer ce sujet, la Société jurassienne d’émulation, la commune de Tramelan et le CIP s’associent pour proposer un cycle de six conférences intitulé « Chacun sa route ». Ces soirées seront consacrées à des sujets historiques, avec une dernière conférence abordant une problématique plus actuelle : la place du vélo aujourd’hui et à l’avenir. Un invité de marque, Adolf Ogi, sera présent le 20 octobre pour parler de la « formidable » aventure des nouvelles transversales alpines, un projet auquel il a contribué en tant que Conseiller fédéral.

illustration ; Mémoires d'Ici, fonds Pierre Guerne
 
Voies romaines chez les Helvètes

Michel Fuchs, Professeur émérite, archéologue, Uni Lausanne
Mercredi 03 juin 2026 - 19h30

Informations à venir



illustration ; CFF Historic, la «Flèche du Jura» en gare de St-Imier

Les chemins de fer dans le Jura bernois
Francis Daetwyler, ancien secrétaire de la Conférence régionale des transports
Jeudi 2 juillet 2026, 19h30

La construction des chemins de fer a suscité des débats passionnés et des tensions politiques majeures. Il fallut beaucoup d’énergie au Jura bernois jusqu’à ce que la décision de construire un réseau régional de chemin de fer soit prise par le Grand Conseil en 1867, dans un canton échaudé par des expériences malheureuses et onéreuses, avec les promesses non tenues du Central Suisse et la déconfiture de l’Ost-West-Bahn. Dans d’autres cantons, les enjeux liés aux chemins de fer débouchèrent sur des crises politiques. Les débats furent vifs autour des finances des compagnies ferroviaires privées, surtout celles contrôlées par le capital étranger. En 1898, avec une participation record, le peuple suisse accepta le rachat des compagnies et la création des CFF.

Les chemins de fer furent dès les années 1920 soumis à la concurrence croissante de la route. Toutefois, la Suisse a jusqu’ici échappé aux suppressions massives de lignes de chemins de fer intervenues par exemple en France. Cela n’a toutefois pas empêché que des propositions de supprimer certaines parties du réseau ferroviaire ne viennent sur le tapis. Actuellement, le train bat ses records de fréquentation, et l’assainissement tantôt achevé de la ligne Soleure-Moutier, malgré son faible trafic, est réjouissant. Mais des nuages pointent à l’horizon. Le trafic marchandise a été supprimé sur une bonne partie du réseau de l’Arc jurassien et l’offre régionale se dégrade dans le Jura bernois. L’avenir dira si ces problèmes sont passagers ou plus graves, mais la région a tout intérêt à être attentive. Rien n’est jamais acquis.

illustration ; Henri Cobioni à Tavannes en 1912

Deux pionniers de l’aviation en Prévôté
Jean-Claude Chevalier, retraité, archiviste de la commune de Crémines
Jeudi 27 août 2026, 19h30

Henri Cobioni est né en 1881 à Tavannes. En 1891, sa famille déménage à Moutier, où son père exploite un atelier de poêlier - fumiste. Il suit un apprentissage à Berne et obtient son diplôme de poêlier - fumiste en 1899, à 18 ans. Henri est un sportif, passionné de vitesse. C’est un casse-cou. Dès 1899, il se fait remarquer pour ses résultats lors de courses cyclistes. Dès 1904, le vélo est remplacé par la moto. Il remportera le GP de Belgique en 1911 sur une moto Balmer, construite à Moutier. Dès 1908, il construit un avion à Moutier. Il est alors le premier constructeur d’avion en Suisse. Il se marie la même année. Fin 1910, la famille Cobioni quitte Moutier pour Somma Lombardo, en Italie où Henri est engagé par le constructeur d’aéroplanes « De Agostini & Caproni » où il devient chef pilote. Il participe à de nombreux meetings et c’est à celui de La Chaux-de-fonds, le 15 octobre 1912, qu’il trouve la mort dans un dramatique accident.
Anselme Marchal est né en 1882 à Moutier, à la verrerie, de parents français. Son père en est le propriétaire. Suite à une faillite retentissante, la famille part précipitamment en laissant tout sur place en 1889. Après des études techniques à Paris, il s’engage dans l’armée française en 1902. En 1910, il passe son brevet de pilote. Il part en Allemagne en 1912 pour développer des hydravions sur la Baltique. En 1914, au déclenchement de la guerre, il rentre en France pour se mettre à disposition en tant que pilote. En 1916, il accomplit un raid magnifique. Parti des environs de Nancy avec son nouveau Nieuport, il a traversé l’Allemagne, survolé Berlin où il a jeté des proclamations au peuple allemand. Forcé d’atterrir en Pologne, à 100 km des lignes russes suite à une panne, il est fait prisonnier. C’est le recordman de longueur et du temps de vol sans escale.

illustration ; CFF Historic, Gotthard, rampe de la Bianchina

Au cœur d'une guerre touristique :  le conflit rail-route (années 1930-années 1970)
Laurent Tissot, historien, professeur honoraire de l’Université de Neuchâtel
Jeudi 17 septembre 2026 - 19h30

Parler d'un conflit entre le rail et la route n'est pas un phénomène récent. Dès l'apparition du véhicule motorisé à la fin du XIXe siècle, les conflits d'usage de la chaussée - qu'elle soit urbaine ou rurale - naissent. Les modes traditionnels (piétons, animaux, transports hippomobiles, puis vélocipèdes) se sentent peu à peu déclassés. Avec son expansion dès la fin de la Première Guerre mondiale, l'automobile remet aussi en question le monopole ferroviaire. L'apparition du terme de « guerre » dans de nombreux écrits illustre la densité d'un débat qui prend des accents parfois épiques. L'exposé abordera quelques aspects de cette « guerre » en répertoriant les arguments mis en avant pour dénigrer les avantages et les inconvénients des deux modes de transport dans la diffusion du tourisme.

ORGANISATION
Commune de Tramelan, Lucie Noirat
Société jurassienne d'émulation, Laurent Donzé
CIP-culture, Lucie Etienne

CONTACT
Mathieu Chaignat, responsable culture
032 486 06 44
mathieu.chaignat@cip-tramelan.ch


illustration : AlpTransit Gotthard AG

NLFA : 4 lettres pour une révolution ferroviaire
Adolf OGI, ancien président de la Confédération

Mardi 20 octobre 2026, 19h30

Les Nouvelles Lignes Ferroviaires à travers les Alpes (NLFA) sont les plus grands ouvrages de l’histoire des chemins de fer suisses. Le peuple approuve le projet en 1992. Adolf Ogi est alors Conseiller fédéral en charge des transports. Retour sur une «formidable» aventure.

Vers un tournant vélo. Pratiques et politiques du vélo en Suisse

Patrick Rérat, professeur de géographie à l’UNIL, directeur de l’Observatoire universitaire du vélo et des mobilités actives (OUVEMA)

Mercredi 02 décembre 2026, 19h30

Rares sont les villes et régions qui ne prétendent pas soutenir le vélo, mais les actes peinent souvent à suivre les paroles. Au lieu de viser une part modale du vélo ambitieuse, la planification et la politique continuent, au quotidien, de donner la priorité à la voiture. Les arguments pour expliquer pourquoi « on ne peut pas faire autrement » sont vite trouvés :  « Chez nous, c’est trop vallonné », « Les rues ne sont pas assez larges » ou encore « Les prévisions tablent sur toujours plus de trafic automobile ».
Pourtant, le vélo est une part essentielle de la solution aux problèmes de mobilité. Un véritable « tournant vélo » suppose de changer nos habitudes, de porter un regard différent sur la ville et les rues, de questionner le système automobile et d’envisager les différentes manières de promouvoir le vélo. Devenir une ville cyclable, c’est avant tout accueillir celles et ceux qui se déplacent à vélo ou souhaitent le faire. Cela demande des gestes forts, mais aussi une attention aux détails. Et surtout un engagement à tous les niveaux – politiques, administration, associations et habitant·e·s –, car une ville cyclable, c’est avant tout une question de volonté.

La présentation se base sur les recherches menées à l’Observatoire universitaire du vélo et des mobilités actives (OUVEMA) de l’Université de Lausanne. Depuis une dizaine d'années, ce centre de recherche analyse les pratiques et politiques du vélo avec une attention particulière au contexte suisse.